Harald et Tjip : comment remote sensing accélère remote sensing l'agence de l'eau (Podcast E09)

Laissez les drones, les satellites et les algorithmes faire le gros du travail et économisez des kilomètres, du temps et de l'argent

Remote Sensing
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Remote sensing, qui consiste à collecter des données sans être physiquement sur le terrain, est connue depuis des années dans le domaine de l'observation de la Terre. Mais grâce à des images satellites d'une grande précision, à des drones abordables et à des algorithmes d'auto-apprentissage, elle est désormais devenue un outil à part entière dans la gestion de l'eau aux Pays-Bas. Dans le dernier podcast, Harald et Tjip expliquent comment cette technologie transforme le processus d'inspection séculaire en un flux de travail rigoureux, axé sur les données, avec 80 % d'inspections sur le terrain en moins.

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Remote sensing atteint sa maturité

Alors qu'autrefois, les inspecteurs parcouraient des milliers de fossés, équipés de bottes de pluie, de cartes papier et d'une bonne dose de patience, le processus commence de plus en plus souvent derrière un écran. Remote sensing atteint sa maturité.

Dans ce podcast, Harald et Tjip expliquent comment les capteurs intelligents, les satellites et les algorithmes contribuent ensemble à moderniser cette pratique ancestrale. Non pas pour remplacer les hommes, mais pour servir de catalyseur : cela permet d'économiser du temps, de l'argent et des émissions de CO₂, tout en améliorant la qualité des décisions.

Quatre façons de voir : de l'homme au satellite

En superposant intelligemment ces couches, on obtient une vision d'ensemble, et c'est précisément ce qui rend remote sensing efficace pour la gestion des surfaces. Harald et Tjip expliquent que chaque « point de vue » a sa propre échelle et sa propre valeur ajoutée :

Remote sensing , 4e Remote sensing : observer d'abord, visualiser ensuite, à Ezinge
NiveauTechnologieCe que vous voyezSes points forts
HommeLes yeux rivés au solDétail et nuanceContexte, évaluation des politiques
DroneCaméras RGB/NDVIChangements quotidiensAgrandissement rapide
AvionPhotos aériennes/LiDARAperçu régionalMotifs et tendances
SatelliteMultispectral et radarSéries chronologiques, zone complèteObjectivité et échelle

De la perspective à l'échelle satellitaire : observer en tenant compte du contexte

« Tout commence par l'observation », expliquent Harald et Tjip. Mais qui observe, d'où, et dans quel but ? L'œil humain perçoit les détails de près, mais manque de recul. Les drones comblent cette lacune grâce à des images quotidiennes qui révèlent les changements subtils. Les avions cartographient des régions entières. Les satellites y ajoutent le développement à long terme : ils montrent les schémas de croissance des villages, les fossés qui s'ensablent et les traces de sécheresse ou de précipitations. Combinez toutes ces perspectives et vous obtenez une image complète, exactement ce dont vous avez besoin pour prendre les bonnes décisions.

Un exemple frappant nous vient de l'agence de l'eau Drents Overijsselse Delta (WDO Delta), où Tjip a été étroitement impliqué. Pendant des années, le processus annuel d'inspection mobilisait soixante personnes qui partaient sur le terrain pendant des semaines. Aujourd'hui, la journée de travail commence par un café et une image satellite qui, grâce à des observations intelligentes, évalue d'emblée quels fossés sont probablement propres, douteux ou envahis par la végétation. La « réalité sur le terrain » rapportée par des inspecteurs expérimentés alimente en continu l'algorithme, ce qui rend l'inspection numérique de plus en plus intelligente. Il ne s'agit pas d'une boîte noire, mais d'une collaboration entre l'homme et la machine.

Vue depuis le sol
Vue depuis le sol.
Vue aérienne prise à l'aide d'un drone
Vue aérienne prise à l'aide d'un drone.
Vue aérienne depuis un avion
Vue aérienne depuis un avion.
Vue depuis l'espace grâce à un satellite
Vue depuis l'espace prise par un satellite.

Effets de la vision prolongée d'un écran

Les résultats sont frappants. Près des trois quarts de tous les cours d'eau reçoivent un feu vert numérique. Seuls les cas douteux nécessitent encore un survol par drone ou une brève inspection sur le terrain, en fonction de l'emplacement ou du degré d'incertitude. Cela se traduit par une réduction des kilomètres parcourus et de la charge de travail, et permet justement de consacrer davantage d'attention à la gestion des risques, au reporting et à la prévention. Des aspects qui se retrouvaient auparavant en bas de la liste des priorités.

Inspection numérique avec Schouw M.App
Inspection numérique avec Schouw M.App

Gérer intelligemment les « déchets probablement propres »

Mais il y a aussi un piège, font remarquer Harald et Tjip. Car si un algorithme indique que quelque chose est « probablement propre », que faites-vous alors ? Allez-vous tout vérifier à nouveau ? Ou osez-vous vous fier aux données ? La clé réside dans une gestion intelligente des risques : déterminez à l'avance le niveau de certitude dont vous avez besoin, et définissez clairement les responsabilités. Chez WDO Delta, c'est l'approche optimiste qui s'avère la plus fructueuse, à condition de convenir de règles du jeu claires.

Interface Schouw M.App
Vignette d'une vidéo YouTube

L'expert reste indispensable

La technologie enregistre, mais ne comprend pas. Un satellite détecte une anomalie, mais seul un expert est en mesure de déterminer s'il s'agit de boue, de roseaux, de dégâts causés par une tempête ou d'un barrage illégal. Le contexte politique joue également un rôle : ce qui est écologiquement souhaitable dans une région peut justement poser problème ailleurs. C'est précisément pour cette raison que le spécialiste reste indispensable, avec remote sensing outil puissant à ses côtés.

Vous voulez en savoir plus ? Écoutez le podcast dans son intégralité

Vous êtes-vous mis à vous interroger sur les détails de cet algorithme dont il est question dans le podcast ? Souhaitez-vous savoir comment la combinaison des bandes RVB et infrarouges permet d'interpréter la profondeur d'un fossé, pourquoi le LiDAR est parfois inadapté aux grandes surfaces, ou comment une image satellite permet de visualiser à la fois l'état de la végétation et l'altitude du sol ?

Écoutez l'épisode « Harald et Tjip : comment remote sensing de l'eau » et découvrez étape par étape comment vous pouvez appliquer ces mêmes techniques au sein de votre organisation.

Harald Görtz, consultant en affaires IMAGEM
Tjip van Dale, consultant en affaires chez IMAGEM